Au 1er trimestre 2025, le taux moyen des crédits immobiliers a baissé de 22 points de base, atteignant 3,09 % en mars, soutenu par la baisse des taux de la BCE (2,65 % dès mars) et celle du coût de l’épargne. En avril, la baisse s’est ralentie, avant une légère remontée en mai (+3 pdb à 3,10 %), dans un contexte d’incertitudes économiques, géopolitiques et de tensions financières. En juin, malgré un nouveau recul des taux BCE (à 2,15 %), les taux moyens sont revenus à 3,07 %, reflétant une stabilisation globale.
Les taux des prêts à 15, 20 et 25 ans restent globalement stables depuis trois mois. En juin, la baisse est modérée : -2 pdb sur les travaux (3,03 %), -1 pdb dans l’ancien (3,08 %), mais +2 pdb dans le neuf (3,05 %). Les emprunteurs modestes (4e groupe) ont vu une baisse deux fois moindre (12 pdb) que les autres (24 pdb). En juin, moins de la moitié des emprunteurs bénéficient de taux sous les 3 %, contre deux tiers en mars.
La durée moyenne des prêts reste très élevée (249 mois), permettant aux banques de compenser la hausse du coût de l’emprunt. L’annuité de remboursement pour 100 K€ reste stable depuis février, en baisse de 11,3 % par rapport à décembre 2023, mais encore 18,1 % plus haute qu’en 2021. Après une baisse en 2024, les taux d’apport personnel se stabilisent.
En juin 2025, 69 % des prêts sont accordés sur plus de 20 ans (contre 65,3 % en 2024 et 48,1 % en 2019), tandis que les prêts de 15 ans ou moins remontent légèrement à 12,9 %. La stratégie de relance des banques s’appuyant sur l’allongement des durées pourrait être remise en cause par la récente stabilisation du marché.
Source : observatoire Crédit Logement / CSA – 2ème Trimestre 2025